L’HISTOIRE DE MAORO & CE N’ÉTAIT QU’UN JEU · 17 ~ 21 MAI 2026

Deux spectacles pour briser le silence


Le CAP · 35 place Bizet Anderlecht

17 – 18 – 19 – 20 – 21 mai 2026

Certaines réalités restent encore trop peu abordées sur nos scènes, alors même qu’elles concernent une part immense de la société. Les violences sexuelles faites aux enfants en font partie. En mai au CAP (Place Bizet 35 à Anderlecht), deux créations théâtrales ont choisi de s’emparer de cette question avec exigence, sensibilité et responsabilité. La Cie Ah mon Amour ! et émozon s’associent le temps de quatre dates uniques pour proposer deux spectacles qui dialoguent entre eux.

L’Histoire de Maoro, nouvelle création de la Cie Ah mon Amour ! s’adresse aux enfants de 6 à 12 ans. L’Histoire de Maoro aborde, avec sensibilité et pédagogie, la question des violences sexuelles faites aux enfants. Le spectacle vise à sensibiliser, alerter et contribuer à protéger les enfants des violences sexuelles. À travers cette création, la compagnie souhaite donner aux enfants les clés nécessaires pour se défendre, dire non et briser le silence, sans les culpabiliser ni les responsabiliser.

Ce n’était qu’un jeu, de Thomas Prédour / émozon, à partir de 15 ans, s’empare aussi de cette réflexion en explorant les répercussions de l’inceste dans un parcours intime mêlant théâtre et musique. Un spectacle puissant et nécessaire, qui marque durablement.

Ces deux formes, profondément liées par leur engagement, se répondent et se renforcent.
Ensemble, elles ouvrent un espace essentiel, encore trop rare, où l’art devient un levier de compréhension, de prévention et de parole. 💛


Représentations tout public et à destination des professionnel·les*

L’histoire de Maoro (60′)

Dimanche 17 mai à 11:00 et 16:00

Lundi 18 mai à 10:00

Mardi 19 mai à 10:00 et 14:00

Mercredi 20 mai à 10:00 et 16:00

Jeudi 21 mai à 10:00

Ce n’était qu’un jeu (50′)

Lundi 18 mai à 11:30

Mardi 19 mai à 11:30

Mercredi 20 mai à 11:30

Jeudi 21 mai à 11:30 et 20:00

* Bienvenue à toustes les professionel.les de la culture, de l’enfance, de l’éducation, de l’égalité des chances, de l’éducation permanente, de la formation, de la prévention, chères et chers acteur.ices de la société et des générations de demain…


  • Tarif plein – 10€ 
  • Tarif réduit – 5€ (chômeur.euse.s – étudiant.e.s – habitant.e.s du quartier Bizet – bénéficiaires CPAS – retraité.e.s)
  • Art. 27 – 1,25 €
  • Gratuit pour les enfants de moins de douze ans et pour les pros : programmateur·ices, professionel.les de la culture, de l’enfance, de l’éducation, de l’égalité des chances, de l’éducation permanente, de la formation, de la prévention, chères et chers acteur.ices de la société et des générations de demain…

Contact tout public : communication@cie-ahmonamour.com

Contact professionnel·les : communication@cie-ahmonamour.com (à partir du 13 avril : diffusion@cie-ahmonamour.com)

Quelle révélation : la Cie Ah mon Amour ! relève un défi audacieux : aborder les violences sexuelles sur mineur·e·s avec justesse, sensibilité, et à hauteur d’enfant. Si le monde était rempli de Tata Bobine, il s’en porterait bien mieux. »

Anna Rodriguez, chargée de projetDéfense des Enfants International Belgique

Et les enfants… deviennent puissant·es.

L’Histoire de Maoro est une création théâtrale adressée aux 6-12 ans qui vise à prévenir les agressions sexuelles en informant les enfants (de manière adaptée et même ludique) afin de contribuer à briser le silence autour des violences sexuelles sur les enfants.

Bobette et Maxime sont arrivé·es en avance. Iels ont déplié leur grand écran blanc et sorti leurs marionnettes en papier. Iels ont enfilé leurs vêtements les plus joyeux.

Puis, iels ont repris leur souffle. Car aujourd’hui, Iels ne sont pas là pour faire rigoler. Enfin si… mais pas tout à fait. Iels sont venu·es raconter quelque chose d’important. Quelque chose de grave. Quelque chose qui est arrivé à Maoro, le neveu de Bobette.

Ce que Maoro a vécu, on préférerait que ce ne soit pas arrivé. On préférerait ne pas devoir en parler. Mais Maoro a demandé à Bobette de raconter. Raconter pour que ça n’arrive pas à d’autres enfants. Ou que ça n’arrive plus. Alors Bobette a dit oui. Et Maxime a suivi, comme toujours.

Iels ont dessiné, découpé, répété. Et maintenant, Iels sont là. Pour raconter.

Mais attention. Ce n’est pas un spectacle triste. C’est un spectacle captivant, souvent drôle, touchant, bouleversant même, et surtout bourré d’astuces pour être plus fort·e. Plus fort·e dedans.
C’est un spectacle qui donne des armes intérieures. Des idées et des mots pour comprendre et se défendre. C’est un spectacle qui donne des pouvoirs, même. Mais des vrais. Pas ceux des super-héros ou super-héroïnes qui n’existent pas.

Des pouvoirs pour savoir. Pour reconnaître. Pour dire non.
Pour apprendre à demander de l’aide si un jour c’était nécessaire.
Bref, qui transmet aux enfants les pouvoirs que Maoro aurait voulu connaître… avant.

Alors Bobette et Maxime parlent. À leur façon.
Avec leurs maladresses complices, leur douceur colorée et leur humour qui allège sans jamais cacher. Iels racontent une histoire vraie, dessin après dessin, émotion après émotion.

Et tout à coup, le silence devient lumière.

Si la littérature pour adultes s’est depuis plusieurs années emparée du sujet, les œuvres dédiées aux enfants sont plus rares, mais commencent à émerger. Et, dans l’art vivant, peu de spectacles abordent ces sujets difficiles pour les jeunes, et aucun ne le fait pour les moins de 10 ans. C’est pourtant l’âge moyen de la première violence sexuelle. Et, 75 % à 90 % des situations des violences sexuelles faites aux enfants ne sont jamais signalées aux organismes de protection. Il est donc impératif de doter les enfants des outils nécessaires pour se défendre, dire non et briser le silence sans les culpabiliser ni les responsabiliser. 

L’Histoire de Maoro est une création théâtrale destinée aux enfants qui aborde ces thèmes sensibles par une approche ludique et pédagogique. Ce spectacle contribuera à donner de la force aux enfants, à les informer sans les angoisser. Parce qu’il traite de thématiques sensibles, le spectacle est indissociablement lié à un dispositif de médiation pédagogique complet et obligatoire en scolaire, conçu en partenariat avec des expert·es.


Ces représentations sont soutenues par la Fédération Wallonie-Bruxelles/Ministère de l’Enfance.

 » On ne sort pas tout à fait indemne de ce spectacle qui va changer des trajectoires. »

Yves-Marie Vilain-LepageLe Ligueur

« Pourquoi tu n’en as pas parlé avant ? » 

Les drames les plus intenses se déroulent parfois sous nos yeux mais nous sommes tellement aveuglé.e.s qu’on ne les voit pas. Or, un enfant sur cinq subit des violences sexuelles.

Au fil de ton cheminement pour comprendre l’inceste subi dans ton enfance et ses répercussions au cours de ta vie, tu fais des rencontres multiples : humaines, livresques, musicales… Des rencontres qui t’ont ému, interrogé et accompagné.
Aujourd’hui, tu les partages pour peut-être, qui sait, nous éclairer et plus encore.

Après « NinaLisa » et « Une autre histoire », spectacles traitant déjà de thèmes de société tels que le racisme et le capitalisme, Thomas Prédour crée un duo théâtral et musical pour tenter de mettre des mots sur un sujet tabou, l’inceste.Dans une forme relativement brève (50 minutes) pour être accessible à toutes et tous dès 15 ans, il est sur scène avec la multi-instrumentiste Véronique Delmelle (saxophone alto, saxophone baryton et violon).

Découvrez la bande-annonce.